Conduite accompangée

Conduite accompagnée

L’Apprentissage Anticipé de la Conduite (AAC) ou conduite accompagnée est un processus visant à faciliter l’apprentissage de la conduite automobile dès 16 ans en France.
L’apprenti conducteur passe tout d’abord une heure d’évaluation, qui va permettre de prévoir le nombre d’heures de conduite nécessaires (le nombre minimum étant toujours de 20h obligatoires). Il s’agit là d’une prévision, qui peut évidemment être modulée en fonction de l’évolution du conducteur lors de sa formation.

Avant ou parallèlement, il doit préparer son examen du code de la route. Pour cela, il faut assister aux « heures de code » ou « cours de code » au sein de son auto-école. Un livret du code la route est généralement donné à l’inscription. Au cours de la formation théorique, l’apprenti aura des séries de questions traitant code de la route. Il s’agit d’un entrainement sur feuille ou avec un boitier comme celui de l’examen. Une fois que l’élève se « sentira prêt » c’est à dire qu’il ne plus faire de fautes dans les séries d’exercice, le dossier de candidature à l’examen du code de la route est envoyé à la préfecture. Le délai étant d’environ 1 mois. Le jour de l’examen, la carte nationale d’identité ou un passeport (même périmés) est demandé.v Une fois le code obtenu (ou en préparation), l’élève va suivre des heures de conduite avec un ou plusieurs moniteur(s)de son auto-école. La progression et les acquis de l’élève sont inscrits dans un livret d’apprentissage AAC (il est généralement bleu et/ou blanc et fourni par l’établissement). Ce carnet suivra l’élève durant toute sa formation, et lui permettra de conduire avec ses accompagnateurs. Le nombre d’heures de conduite, c’est à dire la formation pratique, ne peut être inférieur à 20h. Une fois cette formation terminée, le moniteur d’auto-école remplit une attestation de fin formation initiale. Cette attestation se trouve dans le livret AAC ; un exemplaire reste dans le carnet et justifie la formation (notamment lors d’un contrôle des forces de l’ordre), un exemplaire est destiné à l’établissement et un troisième exemplaire est remis au conducteur. Il est destiné à l’assurance de la voiture des accompagnateurs. L’élève peut alors prendre le volant à condition d’être toujours accompagné d’un tuteur d’au moins 28 ans et ayant son permis de conduire depuis plus de 3 ans. Celui-ci a le rôle et le devoir de conseiller l’apprenti, afin de parfaire sa formation, de lui donner plus d’aisance, plus d’assurance, mais aussi de l’informer sur la conduite, etc. L’élève doit parcourir ainsi au moins 3000 km (une bonne moyenne étant d’environ 1000km en 6 mois). Les trajets sont notés sur le carnet AAC délivré par l’auto-école. La conduite accompagnée ne peut durer moins d’une année.

Le conducteur en conduite accompagnée est soumis à plusieurs autres contraintes :

  • il doit apposer à l’arrière du véhicule un disque « Conduite accompagnée » spécifique.
  • il est soumis aux limitations de vitesse des apprentis conducteurs :
    • 110 km/h sur autoroute au lieu de 130 km/h
    • 100 km/h sur voie rapide au lieu de 110 km/h
    • 80 sur le réseau routier classique au lieu de 90 km/h
  • il ne peut pas conduire hors des frontières françaises.

L’accompagnateur est par ailleurs soumis aux même règles concernant l’alcoolémie que s’il se trouvait au volant.

Cette phase de conduite accompagnée est obligatoirement jalonnée de deux rendez-vous pédagogiques d’une durée totale de 6 heures (le troisième étant facultatif) afin de faire le point entre le ou les tuteurs, l’apprenti et le formateur.

À 18 ans, l’apprenti peut passer l’examen pratique du permis de conduire pour pouvoir conduire seul. La carte nationale d’identité ou le passeport (même périmés) est demandé ainsi que le carnet de suivi et une enveloppe timbrée à l’adresse du candidat de la taille du livret pour recevoir le résultat ultérieurement par voie postale.

Avantages

Le taux de réussite au permis de conduire est plus élevé chez les jeunes ayant fait la conduite accompagnée que chez ceux qui ne l’ont pas fait (73,3 % contre 49 %).

En cas d’échecs répétés, l’examen du code de la route reste valable trois ans ou 5 examens pratiques.

De plus, la durée du permis probatoire passe de trois à deux ans.

Il semblerait également que les jeunes conducteurs ayant profité du système de la conduite accompagnée aient moins d’accidents que les autres (risque divisé par 5). Les sociétés d’assurance leur proposent donc des tarifs plus bas. La surprime imposée aux jeunes conducteurs est souvent réduite de moitié la première année et disparaît la plupart du temps dès la deuxième année pour les bénéficiaires de la conduite accompagnée.

Les parents qui font assurer leurs voitures pour leurs enfants (titulaires du permis) ne subissent aucune taxe supplémentaire. Le prix de l’assurance reste le même qu’en conduite accompagnée.